| Conférence d’Olivier Glassey sur
les communautés virtuelles. (09-04-2003) Compte-rendu de Charles Heller (29.06.03) |
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| Quelques aperçus sur la conférence du
9 avril sur les communautés virtuelles, donnée par Olivier
Glassey, anthropologue, sociologue, assistant chercheur, doctorant à
l’EPFL, dans le cadre du séminaire d’études critiques
<walter benjamin/cybermédias>. Un postulat de base à partir du quel le reste de son analyse peut se développer : il faut ré-ancrer les pratiques des communautés virtuelles dans la vie de tous les jours. Leur analyse n’est pas dissociable de celle de leur relation au sein de communautés « réelles ». Les pratiques de ces communautés réelles et virtuelles tendant à l’indissociabilité, tant elles interagissent l’une avec l’autre, leur catégorisation même en ces termes dualistes en devient superflue. (Ces catégories sont néanmoins utilisées pour des raisons d’intelligibilité de l’analyse). Ces communautés virtuelles sont simplement considérées comme des groupes d’individus, utilisant un espace électronique pour se constituer et communiquer. Toute l’intervention d’Olivier Glassey va se focaliser sur la porosité de ces deux mondes qui n’en font qu’un, en analysant leur rapport au territoire, au temps, et en voyant comment les modes d’interactions humaines, particulièrement les problèmes de régulation, sont reportés à l’intérieur des communautés virtuelles. Avant d’aborder ces différents points, Olivier Glassey rend historique la situation actuelle des communautés, en les articulant à celles des radios amateurs des années 1920 et 1930, dont il nous dit que l’on y retrouve presque toutes les composantes : les réseaux de personnes, les problèmes de reconnaissance, les étiquettes du langage. La question du territoire. Comment les noms de domaine « angl. domain names » sont concentrés en fonction du territoire, le rapport des infrastructures au territoire, particulièrement à New York, où le réseau de fibres optiques suit celui des pneumatiques (tubes permettant de passer un message d’un bureau à l’autre), où à l’échelle des États-Unis, la mise en place des lignes de fibre optique pour Internet suit le tracé des réseaux routiers ou ferroviaires. Les problèmes qu’engendrent ce rapport au territoire. Lorsque les compagnies téléphoniques sont privatisées, celles-ci n’installent plus que des lignes là où c’est le plus rentable, donc là où il y a le plus de gens, en fonction du territoire où cette majorité réside. L’exemple d’Amsterdam est alors significatif d’une ville entièrement connectée, où lorsque sont recueillis les commentaires concernant des votations dans lesquelles le monde entier peut se prononcer (30 % des votes venaient d’ailleurs, mais la plupart des votants avaient eu un rapport à la ville par le passé), on observe que l’existence du système de connexion a influencé directement les élections locales. L’implication
du temps. |